Qu’est ce que la viabilisation d’un terrain ?

pierre 25/06/2018

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La viabilisation d’un terrain est une étape essentielle lors de la construction d’une habitation. Viabiliser son terrain consiste à pouvoir évacuer les eaux usées de son logement. On distingue deux familles d’eaux usées : les eaux vannes et les eaux grises. Vous souhaitez réaliser une viabilisation de votre terrain ? Cet article est fait pour vous !

Comment traiter ses eaux usées ?

Comme dit précédemment, les eaux usées se divisent en deux catégories : les eaux vannes et les eaux grises. On entend par eaux vannes, toutes les eaux issues des WC. Par opposition, les eaux grises seront toutes les eaux provenant des éviers, machines à laver ou sèche-linge. Les eaux de pluies seront-elles traitées dans un réseau indépendant d’eaux pluviales.

Un assainissement performant de son habitation est essentiel. Il faut pour cela respecter un ensemble de normes comme par exemple la loi sur l’eau 92-3 de 1992 ou bien celles définies par le code de la santé publique. Deux cas se présentent aux propriétaires : soit le logement est relié au réseau collectif, soit il faut prévoir un assainissement individuel (ANC : Assainissement Non Collectif). A lire aussi : comment lutter contre la pollution de l’eau ?

Dans le cas d’un réseau public, les eaux usées (vannes et eaux grises) sont directement reliées au réseau collectif. C’est le raccordement le plus courant en France puisqu’il représente 75 % des raccordements. Cependant, lorsque le logement est isolé ou bien que le terrain présente des contraintes géologiques spécifiques, il faut prévoir un assainissement non collectif. Par exemple, une habitation de montagne ou bien une habitation avec un terrain en forte pente devront généralement opter pour l’assainissement non collectif.

Qu’est-ce l’assainissement non collectif ?

L’ANC concerne donc toutes les habitations ne pouvant être reliées au réseau collectif. Cet assainissement se fera donc de façon individuelle sur la propriété. Pour déterminer la taille de l’ANC, on parle d’équivalent habitant ou bien EH. Cet EH est donné par le nombre de pièces principales selon la relation EH = PP. En toute logique, plus la maison comporte de pièces, plus son équivalent habitant sera important. Cette relation sert à déterminer la taille de la micro-station nécessaire pour assurer l’assainissement de la maison. Car lorsqu’il s’agit de réaliser un assainissement non collectif, la micro-station s’impose comme la solution technique de référence. Une micro-station est une cuve en matière plastique se divisant en deux parties et traitant les eaux usées grâce à des bactéries. Ces bactéries, cultivées sur mesure, se nourrissent des eaux usées pour permettre leur évacuation dans la nature. Ces bactéries, communément appelées boues, sont présentent dans la première partie de la cuve. Les eaux usées arrivent directement dans la première partie de la cuve. Ces boues sont soit fixées sur un élément, soit directement présentent dans la cuve. Activées par l’oxygène grâce à un échangeur, elles dégradent les eaux usées. Ces eaux dégradées sont ensuite transférées dans la seconde partie où elles sont séparées des boues par décantation. Une pompe placée en haut de la cuve permet ensuite l’évacuation de ces eaux traitées et les boues restantes sont ensuite retransférées dans la première partie et le cycle peut reprendre.

Quelles sont les bonnes pratiques pour une microstation ?

Une micro-station est un environnement bactérien spécifique et fragile. Certains produits de consommation courantes peuvent atteindre ce milieu et ainsi diminuer les performances de la micro-station. C’est le cas de tous les produits d’entretiens agressifs comme la soude ou bien la Javel. De même, il faut veiller à ne pas déverser trop de matières grasses dans sa micro-station. Les huiles de cuisson ou de fritures doivent être évacuées dans la poubelles. Les huiles forment un film autour des bactéries qui les empêchent d’être au contact de l’oxygène. Sans oxygène, les bactéries ne sont pas actives donc inefficaces. Il faut également penser que ce milieu a besoin d’être régulièrement nourri. Pensez pendant vos longues périodes d’absences ou périodes régulières d’absences à utiliser des produits « nourrissants » pour vos bactéries au risque de les voir périr.

Pour le dimensionnement t l’installation de votre micro-station, mieux vaut faire appel à un professionnel. Spécialiste de l’installation de micro-stations à Toulouse, BRP-privés vous guidera dans le choix de votre micro-station.

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