VMC : Comment ça marche une ventilation mécanique contrôlée?

Brigitte 26/11/2020

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La ventilation représente depuis plus de 35 ans, une obligation légale pour tous les logements français. La VMC est la façon la plus courante et pratique de garantir la ventilation de l’habitat. Qu’il s’agisse d’une VMC simple ou d’une VMC double flux, l’usage d’une VMC présente bien plus avantages que celle d’une ventilation naturelle. Découvrez ici tout ce que vous devez savoir sur la ventilation mécanique contrôlée.

Qu’est-ce qu’est une VMC ?

Une ventilation mécanique contrôlée est un système de ventilation qui consiste à aérer un logement. De façon plus détaillée, il s’agit d’un dispositif mécanique spécialement élaboré pour évacuer l’humidité de même que les odeurs d’une habitation, obligatoire depuis l’arrêté du 2 mars 1982. Bien évidemment, il existe de multiples modèles de VMC. Ces derniers allant du modèle le plus simple à celui le plus sophistiqué.

Une fois installée dans une pièce, la VMC fonctionne à l’aide d’une centrale de ventilation obligeant l’évacuation de l’air. Cela garantit la bonne qualité de l’air présent à l’intérieur. Les habitants se verront ainsi en mesure de respirer en permanence un air sain, même si les aérations naturelles sont fermées. Il faut aussi noter que la VMC présente un coût de fonctionnement très négligeable.

Comment ça marche une VMC ?

La ventilation mécanique contrôlée est basée sur le fonctionnement de plusieurs petites composantes. Il s’agit entre autres :

  • d’un bloc d’extraction d’air (souvent posé dans les combles) ;
  • de bouches VMC (servant à contrôler le débit selon les besoins) ;
  • de gaines pour évacuation ;
  • d’un circuit pour soufflage ;
  • d’un récupérateur d’air ;
  • et d’entrées de nouvel air ou de bouches pour insufflation.

Ainsi, de façon théorique la VMC achemine l’air dans les pièces de vie sèches comme les chambres, le salon ou encore le bureau. Elle évacue cet air vers les pièces présentant de forts taux d’humidité et d’odeurs comme les salles de bain, les et les toilettes. Ce mode de fonctionnement universel depuis l’année 1982 est le principe basique de fonctionnement de la VMC.

Est-ce qu’une VMC doit tourner en permanence ?

D’après les normes actuelles, il convient de laisser une ventilation mécanique contrôlée tourner 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. Notez que pour les entreprises d’assurances et pompiers, un incendie ne saurait faire l’objet d’indemnisation si la VMC n’était pas en fonctionnement au moment du sinistre. De plus, une VMC arrêtée est susceptible d’engendrer, pendant les cycles arrêt et fonctionnement, des risques de moisissure des gaines. Cela pourrait aisément créer des nids à bactéries. Comme elle tourne en permanence, il est indispensable de réfléchir à son emplacement avant l’installation. Privilégiez des pièces éloignées des lieux de vie où le silence est primordial. Pensez aussi à isoler la trappe d’accès si la VMC est installée dans le grenier ou a utiliser des gaines isolées.

Les différents modèles de VMC

Il existe de nombreux modèles de ventilation mécanique contrôlée. En général, ces modèles sont regroupés en deux catégories : les VMC Simple flux et les VMC double flux. Chacun de ces modèles présente des avantages ainsi que des inconvénients qui leur sont propres. Toutefois, plusieurs utilisateurs affirment que les VMC double flux offrent de plus grandes possibilités d’économie d’énergie que les VMC simple flux notamment car elle récupère la chaleur de l’air vicié extrait de la maison et s’en sert pour réchauffer l’air venant de l’extérieur.

Quelques autres types de VMC

La VMC simple flux s’est vue évoluer en différents autres modèles. Et les deux types de VMC ont connu une amélioration grâce à des outils complémentaires de ventilations.

La VMC simple flux autoréglable

Ce modèle est doté de grilles d’aération autoréglables assurant ainsi un contrôle de l’air ambiant. Cependant, ces grilles n’engendrent pas beaucoup d’économies d’énergie. De plus, elles génèrent un peu de bruits.

La VMC simple flux hygroréglable

Ce modèle présente un peu plus de performances que la ventilation mécanique contrôlée autoréglable. Sa spécificité consiste en une régulation de l’air ambiant en fonction du taux d’humidité détecté dans la maison. L’air sale se fait donc expulser plus vite et de façon plus efficace.

Les puits canadiens

Ces derniers constituent surtout des outils de ventilation supplémentaires aux VMC. Ils consistent à ensevelir le conduit dans le sol afin de jouir de sa chaleur en hiver et de sa fraîcheur en été. L’air se trouve engouffré par une entrée d’air et subit un réchauffement ou un rafraîchissement avant sa diffusion dans le logement. Les puits canadiens améliorent donc les performances des VMC simple flux et VMC double flux.

Quel type de VMC choisir ?

La VMC simple flux, dont le principe est résumé ici, présente un autre inconvénient majeur. L’air attiré dans l’habitation est froid, puisqu’il vient de l’extérieur et qu’il n’est pas préchauffé. Cela génère une grosse perte de chaleur. Dans l’optique de lutter contre ce gaspillage, il est plutôt recommandé d’utiliser une VMC double flux.

En effet, cette dernière est dotée en plus d’un récupérateur de chaleur qui préchauffe l’air extérieur avant son injection dans la pièce. Cela limite jusqu’à 90 % des dégradations de chaleur. La VMC double flux est alors le meilleur choix pour éviter des factures salées. Cependant, malgré sa grande performance la VMC double flux implique une installation plus complexe et plus coûteuse la VMC simple flux.

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